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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:49

Trouvé sur le blog Et maintenant une histoire écrit par Babeth.

 

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En des­cen­dant du Cal­vaire, hier, après la mort de Jésus, j’étais tel­le­ment fati­guée et impres­sion­née par tout ce que j’avais vu que je me suis éten­due sur ma natte pour dor­mir et oublier.

 

Mais, sans cesse, dans ma tête et devant mes yeux, les scènes ter­ribles que j’avais vues pas­saient et repas­saient, comme un rêve. Tous les événe­ments de ces der­niers jours défi­laient, et je n’arrivais pas à com­prendre com­ment Jésus, que la foule accla­mait, était devenu l’ennemi public numéro un, que tous vou­laient faire mou­rir et qu’on avait cloué sur une croix. On ne l’appelle plus Jésus, ici. Tout le monde dit : « Le Christ ! »

 

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 Marco Palmezzano, Crucifixion

 

Je revoyais sa figure cou­verte de sang et de cra­chats, je revoyais sa mort… Et, comme tous les autres, je pen­sais « C’est bien fini, Il est mort. » Pour­tant, mal­gré ces moments de déses­poir, au milieu de mes larmes, je voyais tout de même le visage de Marie, sa maman, lorsqu’elle est redes­cen­due du Cal­vaire : la paix et la lueur d’espérance que j’y avais lues et qui m’avaient tant frappée !

 

De temps en temps, je me levais de ma natte et je sor­tais sur le pas de la porte pour voir de loin la croix se dres­ser dans le ciel, ne pou­vant croire encore que la jour­née d’hier n’était pas un cau­che­mar ! Non, la croix était bien là : Jésus, le Christ, était bien mort.

 

A la tom­bée de la nuit, il m’a sem­blé aper­ce­voir des formes qui s’agitaient au som­met du Cal­vaire, allant et venant. J’ai eu envie de savoir ce qui se pas­sait et, me fau­fi­lant dans les rues, je suis grim­pée le plus vite pos­sible au som­met du Cal­vaire, refai­sant tout le che­min par­couru. J’ai com­pris, en arri­vant en haut, ce qui se pas­sait. Aujourd’hui, c’est ici le sab­bat, c’est-à-dire le jour où per­sonne ne doit tra­vailler : il ne fal­lait pas que le Corps de Jésus res­tât sur la croix aujourd’hui, il fal­lait donc l’enterre avant la nuit, puisque les gens ne peuvent rien faire pen­dant le sabbat.

 

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Fernando Gallego — Pieta

 

 

Alors, Joseph d’Arimathie, un ami de Jésus qui fait par­tie du Grand Conseil de Pilate, le gou­ver­neur du pays, a demandé à celui-​ci qu’on lui per­mette d’ensevelir le crucifié.

 

C’est ce qu’il fai­sait, aidé de Jean et de quelques femmes, quand je suis arri­vée. Ils avaient des­cendu de la croix le corps de Jésus et sa maman, assise sur un rocher, Le soutenait.

 

Elle ne pleu­rait pas et pour­tant, comme elle devait souf­frir ! Je me suis rap­pelée ma maman à moi, quand mon petit frère est mort : elle le tenait dans ses bras, elle aussi, et je ne savais pas quoi faire pour la consoler.

 

Pour lire la suite :

http://www.maintenantunehistoire.fr/2012/04/quelques-heures-dune-grande-semaine-a-jerusalem/#more-4255

 

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