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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:01
Une belle histoire toujours tirée du blog Maintenant une histoire.

http://www.maintenantunehistoire.fr/


Il nei­geait depuis la veille. On ne voyait plus le che­min, ni le mur du pota­ger, ni les toits des ruches. Mais Mme Duteil ne se tour­men­tait pas. Elle avait arra­ché à temps les der­niers légumes, empaillé le tuyau de la pompe, mis le bois à l’abri, bou­ché le sou­pi­rail de la cave pour que les pommes de terre ne gèlent pas. Gestes de pré­voyance qu’elle accom­plis­sait seule depuis trois ans que son mari était en sana­to­rium. À la belle sai­son, un jar­di­nier venait l’aider ; l’hiver on s’en pas­sait. D’ailleurs il y avait Rosie, déjà forte pour ses treize ans.

Ce matin-​là, un matin de neige, elle se déso­lait, Rosie.
« Un temps pareil pour l’Épiphanie ; per­sonne ne vien­dra cher­cher notre « part à Dieu ».
Elle était si belle, la part de la galette ! Sui­vant la volonté de l’absent, on la dou­blait main­te­nant afin de le repré­sen­ter dans ce geste d’offrande. La pre­mière année, ça avait été la mère Che­nue qui en avait béné­fi­cié ; la seconde, Joa­chim, le tau­pier ; la troi­sième, un men­diant inconnu. Mais à cette heure la mère Che­nue était à l’hospice et le tau­pier était mort. Quant à comp­ter sur un pauvre de pas­sage, il n’y fal­lait pas son­ger. La neige iso­lait la ferme aussi sûre­ment que la mer une île.

« Que veux-​tu, Rosie, papa com­pren­dra bien qu’avec le mau­vais temps… »

Et voilà qu’avant que la mère eût achevé, Rosie avait couru à son man­teau, enfilé de grosses bottes et jeté d’un seul trait :
« J’ai trouvé à qui la don­ner notre part a Dieu ! Je vais faire un saut jusqu’à la Mulotière… »

Mme Duteil sur­sauta. Rosie déci­dant elle-​même de se rendre à la Mulo­tière, mais… mais… Quel était donc ce mystère ?

Depuis près d’une heure Rosie tra­vaillait dans la neige, tra­çant un che­min avec une pelle. C’était cruel­le­ment pénible, car la bise gla­ciale venait de se lever. Rosie ne sen­tait plus ses doigts. Dix fois, vingt fois, elle s’arrêta, ten­tée de reve­nir vers la cui­sine chaude de la ferme. Dix fois, vingt fois, elle poussa en avant en son­geant au but qu’elle s’était assigné…

Que dirait Ursule Plou­ben lorsqu’elle la ver­rait entrer à la Mulo­tière ? Ursule Plou­ben, la « nou­velle » de l’automne qui, élevée par une mère sans force pour la gron­der, gran­dis­sait comme une mau­vaise plante. Elle était deve­nue la plaie de l’école. Rosie, en par­ti­cu­lier, ne pou­vait plus la voir. Ursule ne lui avait-​elle pas volé sa gomme neuve, taché son arith­mé­tique… jusqu’à la grif­fer en récréa­tion et la pous­ser exprès pour la faire tomber ?

Tout cela s’était accu­mulé dans le cœur de Rosie, y mijo­tant sous le feu de la ran­cune. Mais en pen­sant à son papa si géné­reux, qui vou­lait qu’on le repré­sente de loin en don­nant sa part de galette, Rosie se sen­tait tous les cou­rages. Celui de faire une tra­ver­sée dans la neige et celui de par­don­ner à Ursule.

Cin­quante mètres à peine res­taient à déblayer pour arri­ver à la Mulo­tière. Les joues mor­dues par le froid, les yeux lar­moyants, les doigts gourds, Rosie voyait s’achever son tra­vail de ter­ras­sier. Sou­dain, la pelle lui échappa, venant buter contre un obs­tacle inat­tendu… Une forme humaine gisait en tra­vers de la route, à demi recou­verte d’un lin­ceul de neige.

Domp­tant l’émotion res­sen­tie à cette vue qui la fai­sait trem­bler comme une feuille, Rosie se pen­cha en avant et, recon­nais­sant le visage blême et immo­bile, elle poussa un cri : c’était Ursule. De la mai­son, Mme Plou­ben entendit.

Elle sor­tit, bou­le­ver­sée, chan­ce­lante, et tout en aidant à trans­por­ter sa fille, se répan­dit en san­glots aigus.

« Ma Doué… Mon Ursule ! Je l’envoyais juste cher­cher du pain ; on en avait plus : elle avait oublié d’en rap­por­ter hier ; le froid a dû la sai­sir et elle est tom­bée sans pou­voir se relever. »

Rosie activa le feu, mit sur Ursule toutes les cou­ver­tures de la mai­son et, par la trace si dure­ment faite, cou­rut à la ferme cher­cher sa mère. Car la pauvre Mme Plou­ben n’était pas de grand secours.

Dans la soi­rée, Ursule, encore très faible, regar­dait Mme Duteil évoluer autour d’elle, lui appor­ter un gros édre­don, la cou­vrant d’un châle douillet, fai­sant chauf­fer du vin aro­ma­tisé… Rosie met­tait une nappe à fleurs sur la table, y pla­çait un pot de confi­ture et une galette dorée… à croire que c’était un conte de fées…
« Rosie, viens donc m’expliquer ce que tu es en train de faire ici, toi avec qui j’ai été affreu­se­ment méchante ! Est-​ce que je suis tom­bée dans la neige ? Je n’arrive pas à com­prendre ce qui se passe… »

Rosie l’embrassa gen­ti­ment sur les deux joues, répon­dant simplement :

« Tu as oublié que c’est aujourd’hui le 6 jan­vier, jour de l’Épiphanie, jour de la galette des rois… je pen­sais que tu ne serais pas bien à la Mulo­tière cet après-​midi, et j’étais venue t’inviter à goû­ter le beau gâteau pétri par maman. »

La bonne Rosie ! comme on sen­tait bien qu’elle rayait d’un seul coup l’histoire de la gomme volée, du livre abîmé et de toutes les misères que lui avait faites Ursule…

Mme Duteil se mit à décou­per la bonne galette, et en la décou­pant elle son­geait à ce qu’elle met­trait dans la pro­chaine lettre au cher malade :

« Rosie a sauvé la vie à Ursule en la trou­vant à temps dans la neige. Elle l’a trou­vée en por­tant ta part à Dieu à la Mulo­tière… et elle ne l’aurait pas por­tée si elle n’avait pas par­donné à Ursule. Tu peux être fier de notre petite fille : elle est vaillante. »

J. Roc.
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 07:41
Ce conte de Noël a 99 ans :

"Devant l'étable où bêlait le troupeau, la petite maison touchait presque la mer. Sur le seuil s'amoncelait le sable fin où se mêlent les coquilles roulées. Et l'anse minuscule abritait la barque balancée comme un enfant qu'on endort.

C'était une solide barque pontée. Du nom familier que les Provençaux donnent à la Vierge, elle s'appelait la Bonne-Mère. Comme attirée par la caresse ou le défi des vagues, elle semblait toujours sur le point de partir en un élan vers les aventures.

Elle ne partait jamais.

Bernard Londas, le vieillard infirme qui habitait la maisonnette, passait le plus de temps possible dans la barque aimée et inutile. Du seul bras qui lui restait, il la soignait comme une mère adorée ou comme une petite fille qu'on n'est pas sûr de voir longtemps encore. Il lui parlait avec de puériles câlineries :

— Hein, pitchoune, tu voudrais courir sous le vent et ça te ferait plaisir de revoir un peu le large. Mais, tu le sais bien, ça ne se peut plus. Mon pauvre bras gauche, et rhumatisant, et sujet aux crampes, comment qu'il manœuvrerait la voile ou qu'il ferait marcher les rames ?

Souvent, les nuits d'été, il dormait dans la barque, sous les étoiles. Là, naguère encore, le sommeil retrouvait une douceur de jeunesse et le léger roulis berçait des songes délicieux, des songes de courses, de vent et de pêches extraordinaires.

Depuis dix ans, depuis « le malheur », il ne pouvait plus, il savait qu'il ne pourrait jamais plus tirer sur les cordes qui étalent ou replient la voile claquante; il ne pouvait plus, il savait qu'il ne pourrait jamais plus, sur la mer calme, agiter les rames comme des bras de nageur et faire glisser la Bonne-Mère, blanche, lente et harmonieuse comme un cygne. Mais depuis un mois, sa tristesse s'était alourdie en désespérance; depuis un mois, les rêves consolateurs ne revenaient plus.

Après ce qu'il appelait toujours d'un terme vague, « le malheur », après l'accident qui avait nécessité l'amputation du bras droit, Bernard Londas, privé de son métier de pêcheur, s'était demandé non sans angoisse comment il gagnerait sa pauvre vie. Il se sentait incapable de se plier aux domesticités. D'ailleurs, à son âge et avec son infirmité, quel maître aurait voulu de lui ? De petites économies, sans doute, mais qui fondraient si vite... Sagement, il les avait employées à l'achat de quelques moutons qu'il menait paître sur la colline. Mais il avait une grimace mécontente si un passant lui demandait :

— Comment va, berger ?

Au contraire, une lueur de plaisir, presque de fierté, s'allumait dans son regard si le passant disait :

— Eh ! vieux goéland, comment va la Bonne-Mère ?

Au commencement, à plusieurs reprises, on avait voulu lui acheter sa barque. Londas, d'ordinaire si doux et bon, avait reçu les offres avec colère, comme des injures. Tant qu'il vivrait, non, personne ne monterait cette Bonne-Mère qu'il ne pouvait plus monter. Il en était jaloux comme un vieillard est jaloux de sa jeune femme.

Pourtant, il y a un mois, vers la fin novembre, il avait eu peut-être devant une proposition nouvelle une seconde d'hésitation. Voici les circonstances qui l'avaient rendu peut-être hésitant une seconde.

La barque les Deux-Frères avait sombré dans une tempête et Marius Esclan, l'un des frères qui la montaient et auxquels elle devait son nom, s'était noyé. Pierre, le survivant, était veuf avec cinq enfants. Il avait recueilli sa belle-soeur, la Marie, chargée elle-même de trois enfants. et sur le point d'être mère pour la quatrième fois. Comment donner la becquée à tout ce petit monde maintenant que le gagne-pain était perdu ?...

Pierre était venu avec la pauvre femme, avec ses enfants maigres, avec les orphelins aux yeux rougis. Il avait dit à l'ancien pêcheur :

— La Bonne-Mère, à quoi elle te sert ?... Nous, elle nous sauverait. Vois-tu, il faut être bon pour les malheureux qui ne demandent qu'à travailler et à rester honnêtes. Il faut me la vendre ou me la prêter. J'ai pas d'argent pour te payer. Mais tu me connais, tu sais que je suis pas capable de faire perdre un centime même à un riche. Je te donnerai ta part de pêche.

Le vieillard avait eu un froncement de sourcils. Et il avait presque crié :

— J'ai pas besoin de ta pêche. Quand je veux manger du poisson, j'en prends à la nasse.

Il criait presque et sa voix était dure parce qu'une grande pitié, à la vue de ces êtres minables, touchait son coeur de brave homme et parce qu'il avait eu un moment presque peur de céder.

Il était furieux contre lui-même.

Et il criait tout à fait maintenant :

— Tu vois donc pas que j'en mourrais !

Puis d'un ton moins âpre :

— Je suis pas plus mauvais qu'un autre. Viens avec moi jusqu'à l'étable ; je te donnerai un agneau... Mais si tu veux pas que je me fâche pour toujours, me demande plus des choses qui se peuvent pas. Laisser un autre sortir sur la Bonne-Mère, autant arracher mon coeur de ma poitrine pour le mettre dans la tienne !

Depuis un mois, Bernard revoyait toujours la scène : tous ces pauvres visages décharnés, tous ces pauvres yeux gonflés. Il revoyait surtout la femme, cette Marie aux traits si douloureux qu'elle ressemblait à la Pieta de l'ancien couvent. Il avait beau chasser ces images comme des ennemis, elles revenaient obstinément. Quelque chose comme un remords les accompagnait. Il y avait en lui une manière de voix qu'il ne voulait pas entendre, qu'il faisait taire, à laquelle il disait des injures. Malgré tout, il n'était pas loin de l'entendre, la voix tenace. L'idée ne se formulait pas encore tout à fait dans son esprit que c'est mal de sacrifier des gens à son amour pour une chose. Mais elle se formulait presque, puisqu'il se répétait :

— La Bonne-Mère, c'est pas une chose ; c'est quelqu'un que j'aime. Et je sais pas bien si c'est ma femme ou ma fille.

Après la visite des affamés il n'avait jamais plus revu ces beaux rêves de navigation et de pêche, son unique joie depuis dix ans. Il avait beau refuser de se l'avouer, il sentait dans cette privation une punition du ciel.

Il essayait d'apaiser sa douleur et le ciel en multipliant les générosités. Il avait donné un second agneau. Plusieurs fois, il avait apporté à la Marie, dont le terme approchait, du poisson de ses nasses.

Comme il arrive sur la côte de Provence, il n'y avait pas d'hiver cette année-là. Sans doute, il eût été imprudent pour le vieillard de passer les nuits entières sur la Bonne-Mère. Mais le jour, quelle douceur de s'y étendre paresseusement au soleil. Même le soir, après la soupe, il semblait bon d'y venir fumer la pipe en rêvant.

Hélas ! le remords, de moins en moins vague, troublait ces humbles plaisirs.

Ce 24 décembre, le vieillard était vraiment soucieux. Il songeait à la Marie beaucoup plus qu'il ne l'aurait voulu. Il avait entendu dire que l'enfant ne pouvait plus tarder.

Il se disait :

— Ça serait drôle, tout de même, si ce petit venait cette nuit, comme l'enfant Jésus.

Le soir, après un repas moins léger qu'à l'ordinaire, — dame ! c'était le jour du « gros souper », — il avait bu un verre de vin cuit, ce qui ne lui était plus arrivé depuis longtemps. Ensuite, sa pipe à la bouche, il appelait des pensées qui ne voulaient pas venir et il en chassait qui revenaient.

A onze heures, c'était décidé, il partirait pour l'église. Au passage, il regarderait s'il y avait de la lumière et du nouveau chez les Esclan.

L'image du petit orphelin qui allait entrer dans une vie si sombre se mêlait dans l'esprit de Londas tantôt à l'image de la Bonne-Mère battue par la tempête et qu'il ne pouvait secourir, tantôt à la vision de l'enfant Jésus né dans une crèche pour aller, à travers les persécutions, vers le supplice de la croix.

Dimanche dernier, au sortir de la messe, Bernard s'était arrêté près du porche de l'église, devant la crèche où l'enfant rayonnait dans la paille radieuse, où le boeuf et l'âne soufflaient pour le réchauffer, où Marie et Joseph penchaient vers lui leurs douces figures protectrices. Cependant, sur les sentiers de la montagne de Bethléem, des bergers marchaient chargés de présents. L'un de ces bergers, qui portait un agneau sur les épaules, retenait longuement l'attention du vieillard.

Toutes les fois que décembre était revenu, il avait vu les mêmes santons dans les mêmes attitudes. Pourquoi l'intéressaient-ils à ce point aujourd'hui ?

Une vieille femme avait posé sur son épaule une main tremblante et familière ; puis, tandis qu'un doigt désignait précisément le berger qu'il regardait avec une émotion inexpliquée :

— Tu sais que maintenant tu lui ressembles...

A travers la fumée de sa pipe qui montait dans la nuit claire, Bernard se voyait sous la figure du santon, un agneau sur les épaules.

— Pour sûr, murmura-t-il, que j'apporterai à ce petit Jésus le présent du berger.

Il souriait, le remords calmé par cette pensée.

Mais la vieille plaie toujours saignante le faisait souffrir : jamais plus il ne pourrait manoeuvrer les rames ou la voile ; jamais plus il ne tirerait de l'eau profonde le filet magnifiquement lourd. Même retrouverait-il ce bonheur dans ses songes ?

Sa pipe finie, il s'endormait à moitié. Et son esprit, un peu engourdi, priait :

— Encore une fois, Seigneur, accordez-moi en rêve la grâce d'une belle pêche.

Il glissait doucement le long de la pente du sommeil. Puis il fut dans le gouffre du sommeil, dans ces profondeurs où, comme aux abysses marins, s'agitent tant de monstres et tant de merveilles.

... La Bonne-Mère, au large, voile éployée et vibrante comme une joie. Bernard n'est pas seul sur la barque. A l'arrière, debout, vêtu non d'un costume de marin, mais d'une longue robe blanche aux plis simples et droits, un homme comme on en voit dans les peintures et dans les rêves. Londas, en un tremblement reconnaît les yeux de puissance et de bonté, la face de douceur et d'amour adoucie encore par l'encadrement des cheveux blonds. C'est Jésus tel qu'il le voit chaque dimanche dans le tableau qui orne le fond de la vieille église.

Bernard Londas regarde le Christ avec un mélange de bonheur et d'effroi.

Un doigt qui semble fait de lumière approche de son épaule veuve, touche la place où, après l'accident, il fallut couper le bras. Miracle ! l'infirme a ses deux bras. Et le vieillard redevient fort et hardi, le jeune homme dont il se souvenait à peine.

En quelle allégresse il manoeuvre sa barque. Jamais il n'a joui aussi complètement de sa force, de son adresse et des splendeurs changeantes des eaux.

Ses yeux sont vraiment des yeux de miracle. Quelle lumière enchanteresse illumine la mer jusqu'aux profondeurs les plus secrètes ? Ah ! comme Bernard les aime en ce moment ces herbes marines plus fines que les gazons de nos jardins, plus soyeuses que la mousse au pied des chênes et ces varechs semblables à des chevelures renversées, souples et lourdes, et toute cette flore d'un éclat métallique, et tous ces coquillages aux couleurs vivantes de fleurs...

— Une mer de paradis ! proclame l'extase du vieillard rajeuni.

Prairies et forêts sont peuplées par le troupeau innombrable, glissant et sinueux des poissons dont les écailles sont de la lumière de tous les éclats et de toutes les couleurs.

Bernard jette le filet. Jamais richesse plus lourde ne fut livrée par la mer généreuse.

Son âme est un cri où se mêlent l'éblouissement présent et les souvenirs éblouis d'Evangile :

— La pêche miraculeuse ! C'est la pêche miraculeuse !

Mais le Christ, un peu oublié, fait entendre sa voix :

— Que feras-tu de ces poissons que tu ne peux manger ?

— Je les donnerai, Seigneur, je les donnerai à ceux qui ont faim.

Le Christ a l'air sévère maintenant comme lorsqu'il parlait aux scribes et aux pharisiens. Son doigt, qui semble fait de ténèbres, touche le bras miraculeux qui disparaît. Bernard se retrouve manchot et vieux, et faible. Et le Christ interroge avec l'accent terrible qu'il aura sans doute au jugement dernier :

— Que feras-tu de la Bonne-Mère que tu ne peux manoeuvrer ?

L'émotion trop intense réveille le dormeur.

... Pendant qu'il se secoue et, de sa pauvre main unique, frotte ses yeux, la cloche de l'église, là-haut, se met à sonner. Le vieillard tire d'une poche sa grosse montre d'argent; à la clarté de la lune et des étoiles, il constate :

— Onze heures, il faut partir.

Il entre dans la maison, met sa veste des dimanches puis se dirige vers l'étable.

Mais il n'ouvre pas la porte derrière laquelle dort le troupeau. Et, secouant ses épaules courbées, en une brusque fierté redressant son vieux corps :

— Je suis pas un vrai berger. Je suis un vieux pêcheur. C'est pas des agneaux que les gens de mer donnent au petit Jésus.

Il partit les mains vides.

En passant devant la maisonnette où s'entassait la misérable tribu des Esclan, il fut ému, il ne fut pas étonné d'apercevoir de la lumière, d'entendre les vagissements d'un enfant.

Il poussa la porte. Au fond, sur un lit, l'accouchée était pâle comme une morte. Pierre tournait gauchement dans la pièce. Une vieille femme — celle-là même qui avait remarqué la ressemblance de Bernard avec le santon — tenait l'enfant dans ses mains expertes.

Elle se tourna à demi vers Londas.

— Cette année, dit-elle, c'est ici la messe de minuit.

— Moi aussi, si on ne me met pas à la porte, répondit le vieillard.

La Marie le regardait avec des yeux étranges où il y avait comme une folie d'espoir, comme une folie d'angoisse. Elle ressemblait extraordinairement à la Vierge en ce moment, non pas à la Vierge jeune qui se penche sur l'enfant radieux, mais à la mère de douleur dont le coeur est percé de tant de glaives.

Bernard dit :

— Je viens donner quelque chose au petit Jésus qui vient de naître.

Et frappant sur l'épaule de Pierre :

— La Bonne-Mère est à toi, et à la Marie, et à tes petits, et aux petits de la Marie. Je vaux plus rien pour la manoeuvre. Mais je suis pas gênant et, par temps calme, dis, tu m'emmèneras bien dans ta barque".



Joyeux Noël
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 07:49

Trouvé sur le blog Et maintenant une histoire écrit par Babeth.

 

 semaine-sainte-copie-1.gif

 

En des­cen­dant du Cal­vaire, hier, après la mort de Jésus, j’étais tel­le­ment fati­guée et impres­sion­née par tout ce que j’avais vu que je me suis éten­due sur ma natte pour dor­mir et oublier.

 

Mais, sans cesse, dans ma tête et devant mes yeux, les scènes ter­ribles que j’avais vues pas­saient et repas­saient, comme un rêve. Tous les événe­ments de ces der­niers jours défi­laient, et je n’arrivais pas à com­prendre com­ment Jésus, que la foule accla­mait, était devenu l’ennemi public numéro un, que tous vou­laient faire mou­rir et qu’on avait cloué sur une croix. On ne l’appelle plus Jésus, ici. Tout le monde dit : « Le Christ ! »

 

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 Marco Palmezzano, Crucifixion

 

Je revoyais sa figure cou­verte de sang et de cra­chats, je revoyais sa mort… Et, comme tous les autres, je pen­sais « C’est bien fini, Il est mort. » Pour­tant, mal­gré ces moments de déses­poir, au milieu de mes larmes, je voyais tout de même le visage de Marie, sa maman, lorsqu’elle est redes­cen­due du Cal­vaire : la paix et la lueur d’espérance que j’y avais lues et qui m’avaient tant frappée !

 

De temps en temps, je me levais de ma natte et je sor­tais sur le pas de la porte pour voir de loin la croix se dres­ser dans le ciel, ne pou­vant croire encore que la jour­née d’hier n’était pas un cau­che­mar ! Non, la croix était bien là : Jésus, le Christ, était bien mort.

 

A la tom­bée de la nuit, il m’a sem­blé aper­ce­voir des formes qui s’agitaient au som­met du Cal­vaire, allant et venant. J’ai eu envie de savoir ce qui se pas­sait et, me fau­fi­lant dans les rues, je suis grim­pée le plus vite pos­sible au som­met du Cal­vaire, refai­sant tout le che­min par­couru. J’ai com­pris, en arri­vant en haut, ce qui se pas­sait. Aujourd’hui, c’est ici le sab­bat, c’est-à-dire le jour où per­sonne ne doit tra­vailler : il ne fal­lait pas que le Corps de Jésus res­tât sur la croix aujourd’hui, il fal­lait donc l’enterre avant la nuit, puisque les gens ne peuvent rien faire pen­dant le sabbat.

 

fernando-gallego-pieta-562x600.jpg

Fernando Gallego — Pieta

 

 

Alors, Joseph d’Arimathie, un ami de Jésus qui fait par­tie du Grand Conseil de Pilate, le gou­ver­neur du pays, a demandé à celui-​ci qu’on lui per­mette d’ensevelir le crucifié.

 

C’est ce qu’il fai­sait, aidé de Jean et de quelques femmes, quand je suis arri­vée. Ils avaient des­cendu de la croix le corps de Jésus et sa maman, assise sur un rocher, Le soutenait.

 

Elle ne pleu­rait pas et pour­tant, comme elle devait souf­frir ! Je me suis rap­pelée ma maman à moi, quand mon petit frère est mort : elle le tenait dans ses bras, elle aussi, et je ne savais pas quoi faire pour la consoler.

 

Pour lire la suite :

http://www.maintenantunehistoire.fr/2012/04/quelques-heures-dune-grande-semaine-a-jerusalem/#more-4255

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 07:13

rameaux

 

L'ânesse du Roi Jésus
Chemine à travers la ville,
Chemine d'un pas tranquille.
Jésus est monté dessus.

Sous les pas du Roi Jésus
Les enfants jettent des palmes,
Des rameaux et, lente, calme,
L'ânesse marche dessus.

                         Marie Noëlle

 

 

 

 

 

 

Bonne semaine Sainte

semaine-sainte.gif


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 07:31

medaille-ND-du-Rosaire.jpg

 

Cette magnifique médaille du Rosaire a été dessinée par Arthus Bertrand. Elle s'inspire du tympan de la Basilique Notre-Dame du Rosaire à Lourdes. Elle représente la Vierge et l'Enfant Jésus remettant un chapelet à Saint Dominique, l'invitant ainsi à le prier.





En achetant une ou plusieurs de ces médailles, vous participerez au financement des coûts toujours plus élevés des pèlerinages pour les personnes malades et handicapées. Et par votre prière, vous les accompagnerez dans cette démarche humaine et spirituelle.



Au revers de la médaille est inscrit :

"Veille sur ma famille et mes amis."

 

medaille-ND-du-rosaire-dos.jpg

La médaille est en bronze doré et mesure 2,5 cm de diamètre.


Prix de la médaille, frais de port compris : 15 €
contact : libertysnotredame@gmail.com



Possibilité de payer par chèque ou Paypal
http://www.lamariedesanges.org/pages/LIBERTYS_NOTREDAME-8356345.html

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 09:23

Et afin de bien commencer cette nouvelle année, une belle histoire :

 

 

 

Un jour, un vieux professeur de l'École Nationale d'Administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière ".

 

horloge
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :

"Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un pot de verre qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

"Est-ce que ce pot est plein?".

Tous répondirent : "Oui".

Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment?".

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les graviers s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda:

"Est-ce que ce pot est plein?". Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L'un d'eux répondît: "Probablement pas!".

"Bien!" répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : "Est-ce que ce pot est plein?".

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :

"Non!".

"Bien!" répondît le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :

"Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? "

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : "Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ".

"Non" répondit le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante: si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite". Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans votre vie?" "Votre santé?, votre famille?, vos ami(e)s?, réaliser vos rêves?, faire ce que vous aimez?, apprendre?, défendre une cause?, vous relaxer?, prendre le temps...?, ou... toute autre chose?"

"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir...sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles, on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.


galets
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?"
"Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot"

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 00:05

Jésus dort. La Vierge Marie

 

L'a couché dans son manteau bleu.

 

Dans les bras d'un berger qui prie

 

tremble un petit frileux.

 

 

 

Et voilà que la porte s'ouvre :

 

les Rois Mages sont là dehors.

 

Entrez sous le toit qui recouvre

 

le tout petit Enfant qui dort.

 

 

 

Vous voyez : c'est une humble étable,

 

sans lit, sans chaise, ni rideau.

 

Il n'y a même pas de table

 

pour mettre vos riches cadeaux.

 

 

 

Mais Marie sourit sous son voile.

 

Joseph a joint ses lourdes mains,

 

et la lumière de l'Etoile

 

s'est posée sur l'Enfant divin.

 

 

 

                                            Pernette Chaponnière 

 

 

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 03:59

Histoire tirée de 90 Histoires pour les catéchistes I, I. Les vertus théologales, L'Ermite, Pierre

 

Avant-​hier, un jeune scout est venu à la crèche de Sainte-​Odile, avec sa mère, au sor­tir de la classe.

 

L’église est presque déserte… L’enfant arrive le pre­mier, regarde, et, subi­te­ment, sur la pointe des pieds, retourne vers sa maman : « Vite… Viens voir ! » Et la maman aper­çoit ceci : un amour de petit chat, tout pelo­tonné sur lui-​même, dort dans la paille, sa tête appuyée sur celle de l’Enfant-Jésus !

 

Il dort d’un som­meil pro­fond, confiant, comme s’il avait trouvé le havre suprême de la paix !

 

La scène est si char­mante que le scout et sa mère res­tent là, silen­cieux, dans une sorte de contem­pla­tion… Puis le vicaire arrive… et quelques autres per­sonnes. On leur fait signe de mar­cher dou­ce­ment… très dou­ce­ment… pour - c’est le cas de le dire - ne pas réveiller le chat qui dort !

 

Il n’est pas gras, le pauvre matou ! C’est pro­ba­ble­ment un de ces mal­heu­reux qu’on vient jeter sur le ter­rain vague de la zone et qui meurent sou­vent de faim, de froid et par­fois de coups… Celui-​ci ne mourra pas ainsi, car déjà une dame offre de l’adopter. Il ne sera pas dit qu’une créa­ture du bon Dieu, réfu­giée auprès de l’Enfant-Jésus, dans le même dénue­ment que lui, n’aura pas trouvé un bon cœur pour le secourir !

 

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Mais voici qu’une porte se referme brus­que­ment… Le petit chat se réveille en sur­saut. Il ouvre des yeux effrayés… Tout ce monde autour de lui ! Ne va-​t-​on pas le prendre, le jeter en l’air comme font sou­vent les voyous ? Le mar­ty­ri­ser… le tuer ? Il a vu peut-​être sur la zone des brutes assom­mer ses frères à coups de pieds et à coups de pierres, pour s’amuser !

Pour­tant, peu à peu, il se ras­sure. Ses oreilles, pla­quées en arrière, dans un sen­ti­ment d’effroi, se redressent en avant… Une douce main de femme s’est éten­due vers lui, le caresse, le prend, réchauffe son petit corps bien maigre, tout transi de froid. Et une autre main s’approche pour la même caresse. Le scout, bien­tôt, vient l’embrasser… Quant au bon abbé, il est déjà parti cher­cher un peu de lait.

 

Alors un tout petit ron­ron monte du pauvre corps… le pre­mier peut-​être de sa vie de misères. Et, avec des yeux main­te­nant ras­su­rés, le petit chat regarde tous ces gens qui paraissent ne lui vou­loir que du bien.

 

« Maman, s’écrie le scout, il faut l’emmener chez nous ! Ce sera ma B.A. d’aujourd’hui ». « Cer­tai­ne­ment », répond la mère sans la moindre hési­ta­tion. Mais si elle avait dit non, la pre­mière dame main­te­nait son offre ! Et l’abbé, lui aussi, était prêt à adop­ter ce petit parois­sien au poil angora, blanc et feu. En enten­dant le vicaire me racon­ter cette scène d’une voix émue, je pen­sais à ce qu’aurait dit aux fidèles de son temps, Fran­çois d’Assise, qui aimait tant les ani­maux… « Faites comme ce petit chat, aurait dit le saint ; voyez quel exemple de confiance il nous donne ! Au milieu de la détresse la plus extrême, allez vous réfu­gier auprès de Celui qui a dit : « Venez à moi vous tous qui souf­frez et je vous revi­go­re­rai ». Et il aurait ajouté : « Pas un oiseau ne tombe sur la terre sans la per­mis­sion du Père qui est dans les cieux, ni même un petit chat ! De son temps Jésus citait le cep de vigne et le grain de sénevé… Aujourd’hui c’est le tout petit chat qui vous dit de sa part : « Espé­rez tou­jours, espé­rez quand même ! Les nuages passent, le ciel reste… »

 

Et moi j’ajouterai aujourd’hui : « Merci, petit chat, pour la belle leçon que tu nous donnes ! ».

 

Pierre L’Ermite

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 14:14

Pour obtenir l’entente familiale

 

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Georges de la Tour

 

Saint Joseph,

époux de Marie vous avez connu comme nous la vie familiale. 

Votre amour mutuel se tournait
naturellement vers le Fils de Dieu devenu votre enfant.
Et comme nous, vous avez dû faire grandir votre amour
Au milieu des joies et des peines de la vie.

Saint Joseph,
Protégez aujourd'hui notre famille.
Aidez-nous à bien nous comprendre,
A l'exemple de votre Fils Jésus
Qui savait regarder les cœurs au-delà des visages.
Faites que ni l'orgueil ni l'égoïsme ne porte atteinte
A l'affection que nous nous portons.
Rendez-nous toujours plus fidèles à nos engagements.
Veillez sur nos enfants.

Saint Joseph,
Dans tout ce qui pouvait vous arriver
Vous faisiez confiance à Dieu.
Soutenez notre Espérance.
Dans nos peines, nos faiblesses et nos doutes,
Aidez-nous à croire
A l'amour toujours fidèle
Et à la Miséricorde toujours accueillante
De notre Père du Ciel.

Amen

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Prière de demande

Glorieux saint Joseph, époux de Marie,
accordez-nous votre protection paternelle,
nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.
O vous dont la puissance s'étend à toutes les nécessités
et sait rendre possible les choses les plus impossibles,
ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants.
Dans l'embarras et la peine qui nous pressent,
nous recourons à vous avec confiance ;
daignez prendre sous votre charitable conduite
cette affaire importante et difficile,
cause de notre inquiétude.
Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu
et au bien de ses dévoués serviteurs.

Amen


Prière diffusée par l'Association des Saints Anges Gardiens, à Lyon.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 08:01

 

"Comment peut-on considérer comme une haute fonction celle d'enseigner aux enfants des autres la règle de trois, et comme un métier inférieur celui d'apprendre à ses propres enfants l'univers ? En quoi est-il grand d'être la même chose pour tout le monde, et petit d'être tout pour quelqu'un ?"

 

 

 

G.K. Chesterston dans What´s Wrong with the World

 

nicolas odinet 1Nicolas Odinet

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